Alors, c’est très simple. Alcaraz a battu Fritz 6-7 (10), 7-5, 6-3 en 2h43, en sauvant deux balles de match, et il est en demi-finale de Paris pour la première fois. Je l’avais dit dès janvier. Pas le score exact, mais les deux balles de match, l’esprit y était.
Avant le match, Fritz avait déclaré : « Je vais devoir jouer un match parfait pour gagner. » Il a presque eu raison. Un set et demi parfait. À 5-4 au deuxième, il servait pour le match. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, on gagne ce jeu-là. Il l’a perdu, puis trois autres jeux d’affilée. Attention, je ne dis pas que Fritz devait perdre. Je précise : il ne pouvait pas gagner, ce qui est différent.
Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai eu une balle de match contre un futur top 10. Ou il en avait une contre moi, les archives sont floues. Le principe est le même : on la regarde passer, on apprend.
Alcaraz, ensuite, a comparé ce match à la finale de Roland-Garros 2025, où il avait sauvé trois balles de match face à Sinner. « Le match d’aujourd’hui me rappelle un peu la finale de Roland-Garros l’an dernier », a-t-il dit. Un peu. Il en a sauvé une de moins, c’est normal qu’il nuance. C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas : un champion compte ses balles de match.
Une double faute pour commencer le jeu du match, puis quatre points d’affilée. Ça, je le fais. Pas à chaque fois, mais je le fais.
Pour Fritz, c’est fini pour Turin : il devait atteindre les demies pour dépasser Rafael Jodar. Alcaraz, lui, jouera samedi le vainqueur de Borges-Ruud. Je donne Alcaraz. Ou l’autre, selon le vainqueur. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.



