Tommy Paul est en quarts du Rolex Paris Masters, contre Ben Shelton. Et ce que je retiens, moi, ce n’est pas le tableau. C’est le programme.
Son coach Brad Stine l’a dit à L’Equipe : après l’US Open, ils ont supprimé la Coupe Davis et la Laver Cup pour un bloc de deux semaines d’entraînement, « afin de refaire du jeu et de se vider la tête ». Deux semaines. Pour refaire du jeu. Et se vider la tête.
J’ai demandé la même chose à mon capitaine d’interclubs en septembre. Sauter deux dimanches pour retravailler mes schémas en coup droit. Il m’a répondu qu’on était déjà à court de joueuses pour le double. Voilà la différence entre le top 15 et moi : pas le niveau, le staff qui dit oui.
Stine dit aussi que l’objectif n’est pas Turin mais de finir l’année dans le top 10, ce que Paul n’a jamais fait. Il était 12e fin 2024. Douzième, à deux places du seuil. Je connais. J’attends mon classement AFT en janvier comme un verdict, et je suis toujours à une demi-catégorie de là où je devrais être. À deux entraînements près, hein.
Et Paul a déclaré : « Si je dois aller à Turin, j’irai à Turin. Sinon je rentrerai à la maison pour pêcher ». Ça, c’est une intention claire. Deux options, pas trois. En interclubs, on appelle ça jouer simple.
À Couvin, on allait pêcher le dimanche. Personne n’avait annoncé à l’avance qu’il fallait perdre avant.
Contre Shelton, je regarderai surtout sa zone de retour sur le service. C’est là que deux semaines de bloc se voient, ou pas. Moi, mon bloc commence en mai.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







