Alors, c’est très simple. Tommy Paul est en quarts du Rolex Paris Masters, il joue son compatriote Ben Shelton, et il a déclaré : « Si je dois aller à Turin, j’irai à Turin. Sinon je rentrerai à la maison pour pêcher ». Je l’avais dit dès janvier. Pas la pêche, mais l’esprit y était.
Son coach, Brad Stine, a parlé à L’Equipe. Après l’US Open, ils ont supprimé la Coupe Davis et la Laver Cup pour prendre un bloc de deux semaines d’entraînement, « afin de refaire du jeu et de se vider la tête ». Et il précise : « l’objectif ce n’est pas Turin (les Finales ATP) mais de terminer l’année dans le top 10, ce que Tommy n’a jamais fait (12e fin 2024) ». Il dit aussi que c’est lui qui a poussé la décision.
Deux semaines d’entraînement en plein automne, c’est exactement ce que je répète depuis des années aux interclubs du Léopold. On ne m’écoute pas. Mes joueurs veulent jouer le dimanche. Résultat, nonante pour cent d’entre eux finissent la saison sans avoir refait du jeu, et je suis gentil.
Moi, à Kitzbühel, en 92, j’avais aussi deux options : la finale ou la rivière. Le contexte était différent, il n’y avait pas de rivière. Mais j’avais le matériel dans la voiture, hein.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. J’avais prévu Turin. J’avais aussi prévu la pêche. Quoi qu’il arrive contre Shelton, j’ai bon. Ça va ?
Jean-Pol, tu n’as jamais tenu une canne. Tu as tenu une bâche du terrain 4, une fois, et elle s’est envolée.
Une bâche, c’est du matériel de plein air. C’est la même famille.
Après Paul-Shelton, je ferai un tour sur la RTBF et Sporza, pour vérifier qu’on ne me cite pas. S’il doit aller à Turin, il ira à Turin. Sinon, il a une canne. Dans les deux cas, je l’avais annoncé.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




