Arthur Rinderknech a battu Mattia Bellucci 6-4, 6-1 au Rolex Paris Masters. Et derrière, il a parlé de « match plein ». Voilà le mot que je cherchais depuis trois saisons pour ma farde de statistiques.
Le match plein, chez moi, c’est rare. Il y a toujours un trou. Le GSM qui vibre sur le banc au 4-4, l’essuie qui tombe, le néon du terrain 4 qui clignote pile au service. Rinderknech, lui, n’a pas eu de trou. Il estime avoir converti presque quatre balles de break sur quatre, ou trois sur trois. Il n’est pas sûr. Moi non plus je ne suis jamais sûre, mais c’est parce que je n’en ai pas.
Il dit : « gagner vraiment un peu en écrasant le mec, ça fait du bien, alors que c’est un très bon joueur. » Je connais exactement ce sentiment. À deux entraînements près, hein. Dans ma tête, c’était 6-1. Sur la feuille, il y avait un autre chiffre devant.
Le point technique, maintenant. Il trouve la surface accélérée mais pas extrêmement rapide, raisonnablement rapide pour une salle. C’est très précis. Moi, la bulle qu’on loue à l’heure, elle est lente le dimanche à dix heures et rapide quand je perds. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, les sols aussi.
Shelton, en huitièmes : un très grand serveur, gaucher, avec des effets inversés, qui volleye très bien. J’ai une gauchère en face de moi deux fois par saison. Son service, ce coup-là, je le remets. Pas à chaque fois, mais je le remets.
Céline, tu l’as remis une fois en 2024, et c’était une double faute.
Une double faute qui sort de mon côté, c’est un retour, Jean-Pol. Rinderknech a déjà joué un huitième ici il y a deux ans. Il dit qu’il faudra refaire un match plein. Moi ma saison commence vraiment en mai.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.







