Camilo Ugo Carabelli menait 5-4 et servait pour le set, en quart de finale du Challenger 75 de Guayaquil. Il s’est fait débreaker par Joao Lucas Reis da Silva, 186e mondial. À 5-5, après 49 minutes, il a repris son sac sur le banc. « Le court est horrible », a-t-il dit. « On ne peut pas jouer. » L’arbitre a tenté de le retenir, le superviseur l’a disqualifié.
Bon. Je connais ce moment. Pas le 75e mondial, le moment. Une terre battue fragilisée par des jours de pluie, c’est mon terrain 4 en avril, la brique pilée qui fait des bourrelets et le néon qui se reflète dans les flaques. Et le break qu’on prend à 5-4 juste avant de décider que la surface est le problème, c’est un schéma que j’ai vu de très près. Dans ma farde, c’est rangé sous « intentions contrariées ».
La différence, c’est que lui avait des arguments. Plus tôt dans la semaine, Alex Barrena avait glissé plusieurs fois contre Gonzalo Bueno, et on avait déplacé leur match. Moi, quand je glisse, on me dit de changer de chaussures.
Céline, en mai dernier, tu as dit que le terrain 4 était impraticable à 2-5. Il faisait grand soleil.
Il faisait soleil, oui, mais un soleil rasant. C’est pire que la pluie pour les appuis.
Il perd ses 12 points et 3 095 dollars, et Tennis Actu évoque une possible amende en plus. Moi, j’avais perdu un cornet de frites à la buvette. À deux entraînements près, hein, c’est la même solitude au moment de fermer le sac.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






