Alors, c’est très simple. Valentin Vacherot a gagné Bâle dimanche, 2-6, 6-3, 6-3 contre Jiri Lehecka, et il rejoint Roger Federer et Novak Djokovic comme seuls joueurs à avoir gagné à Shanghai et à Bâle. Je l’avais dit dès janvier.
Enfin, dès janvier. J’avais dit qu’un joueur qui gagne Shanghai finit par gagner autre chose. Vérifiez. Pas mot à mot, mais l’esprit y était. Son titre de Shanghai date d’un an, celui-ci est le premier depuis. Douze mois, c’est exactement le délai que j’annonce depuis des années pour confirmer un premier gros titre. On ne m’écoute pas.
Maintenant, la finale. Mené 4-2 dans le premier set, il a jeté sa raquette près d’un ramasseur de balles et Lehecka a pris la manche 6-2. Là, je l’avoue, j’ai éteint la télé. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : j’ai éteint pour ne pas porter malheur. Quand j’ai rallumé, il menait. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, c’est comme ça qu’on gagne une finale.
Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai jeté ma raquette aussi. Pas près d’un ramasseur, sur le grillage. Et j’ai perdu le set. Enfin, le contexte était différent : il y avait du vent, et l’adversaire est devenu top 10, ce qui prouve bien que je jouais à un niveau absurde.
Jean-Pol, en janvier, tu disais que Shanghai était un accident. Je l’ai noté dans ma farde.
Un accident qui se répète, Céline, ça s’appelle une tendance. Ça va ?
Et je prends date pour Paris. Premier tour, Vacherot contre Novak Djokovic. Je dis que le vainqueur sera celui qui gagne le dernier point. Lehecka, lui, joue Alex Michelsen, avec Carlos Alcaraz qui attend derrière. Personne à la RTBF ne m’a encore appelé pour en parler, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.






