Question bête, mais qui décide qu’un court est jouable ? Vendredi, à Guayaquil, Camilo Ugo Carabelli, 75e mondial, a estimé que non. La terre battue avait pris des fortes pluies plusieurs jours. Il menait 5-4, servait pour le set, s’est fait débreaker par Joao Lucas Reis da Silva, et à 5-5, après 49 minutes, il a pris son sac. « Le court est horrible », a-t-il dit. « On ne peut pas jouer. »
L’arbitre a essayé de le retenir. Le superviseur l’a disqualifié. Donc le joueur dit non, l’arbitre dit reste, et le superviseur dit au revoir. Trois personnes, trois avis, un seul court.
Ce qui m’intrigue, c’est que plus tôt dans la semaine, Alex Barrena s’était plaint de la même surface après plusieurs glissades contre Gonzalo Bueno. Et ce match-là a été déplacé sur un autre court. Je ne sais pas qui l’a décidé, ni pourquoi. Je note juste : même tournoi, même semaine, un match qui change de court, un autre qui s’arrête à 5-5. J’ai noté les deux dans mon carnet, avec une flèche entre les deux, et la flèche ne mène nulle part.
J’ai fait le test ce matin. Le quai du train de 7 h 32 à Louvain-la-Neuve était trempé. J’ai jugé qu’il était impraticable. Le train est parti quand même, et moi j’ai couru dessus. Personne ne m’a disqualifié, mais personne ne m’a changé de quai non plus.
Il perd 12 points ATP et 3 095 dollars, et selon Tennis Actu une sanction financière peut s’ajouter. Le sac, lui, attendait sur le banc. J’avais cru que c’était un meuble.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



