Alors, c’est très simple. Camilo Ugo Carabelli, 75e mondial, tête de série n°1 à Guayaquil, sert pour le premier set à 5-4 contre Joao Lucas Reis da Silva, 186e. Il se fait débreaker. À 5-5, 49 minutes, il récupère son sac et annonce : « Le court est horrible. On ne peut pas jouer. » L’arbitre insiste, il refuse, le superviseur le disqualifie.
Je l’avais dit dès janvier. Pas sur Guayaquil précisément, mais sur la terre battue mouillée en fin de saison. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, quelqu’un finit par partir.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. J’avais aussi dit qu’il fallait jouer jusqu’au bout, toujours. Les deux sont vrais. Il avait raison de partir et tort de ne pas rester, c’est ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
La preuve : plus tôt dans la semaine, Alex Barrena glisse plusieurs fois contre Gonzalo Bueno, il se plaint, et on déplace le match sur un autre court. Voilà la bonne méthode. Râler, mais assis.
Moi, à Kitzbühel, en 92, il drachait. Contre un futur top 10, ou top 20, le classement de l’époque est flou. J’ai continué. J’ai perdu, d’accord, mais avec mes points.
Jean-Pol, tu as abandonné l’interclubs de juin parce qu’une ligne était effacée.
Une ligne effacée, c’est un problème de géométrie, pas de météo. Ça va ?
Il perd ses 12 points, ses 3 095 dollars, et Tennis Actu parle d’une possible sanction en plus. Reis da Silva, lui, est en demi-finale sans avoir fini un set.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



