Rafael Jodar a battu Daniil Medvedev 6-3, 6-4 samedi, et il jouera la finale du Masters 1000 de Shanghai. C’est sa toute première finale dans un Masters 1000. En face, il aura Alejandro Davidovich Fokina, qui a battu Alexander Zverev 5-7, 6-4, 6-3 plus tôt dans la même journée.
Question bête, mais ils sont tous les deux espagnols. Une finale en Chine entre deux Espagnols. J’ai pensé au train de 7 h 32 vers la rédaction : quand deux personnes de Louvain-la-Neuve se retrouvent dans le même wagon à Bruxelles, elles ne savent jamais si elles doivent se parler. Est-ce que c’est pareil au filet ?
J’ai cherché ce qu’on fait dans ces cas-là. Le public de Shanghai applaudit qui, s’il n’y a pas de camp ? Le juge de chaise annonce les noms, mais les deux ont le même drapeau à côté. Et au changement de côté, est-ce qu’ils se croisent en disant quelque chose ? On m’explique que c’est la tradition de ne pas se parler, d’accord, mais encore ?
Autre découverte. Jodar vient d’avoir 20 ans et il est le premier joueur né en 2006 à arriver en finale d’un Masters 1000. Il a 20 victoires en Masters 1000 en 26 matchs. Depuis 1990, seuls Boris Becker et Thomas Muster, en 25 rencontres, et Stefan Edberg, en 22, ont fait plus vite. J’ai demandé à la rédac qui étaient ces trois-là. On m’a répondu longtemps.
Edberg, c’est le revers à une main, le seul vrai revers. Le reste, je te l’expliquerai tantôt.
J’ai attendu tantôt. Il n’est pas revenu. Ce que je retiens : 26 matchs pour en gagner 20, c’est perdre six fois seulement. Moi j’ai perdu six fois mon badge depuis septembre.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






