Rafael Jodar a battu Daniil Medvedev 6-3, 6-4 et file en finale du Masters 1000 de Shanghai, sa première. Ce qui m’intéresse, moi, c’est le ratio. Vingt victoires en Masters 1000 sur 26 rencontres. Depuis 1990, seuls Stefan Edberg (22 rencontres), Boris Becker et Thomas Muster (25) ont été plus rapides.
J’ai sorti ma farde de stats de la saison d’interclubs pour comparer. Pas pour me mesurer, hein, pour situer. Six défaites sur 26, c’est un schéma de régularité. Moi aussi j’ai des séries. Différentes. Avec plus de matchs reportés parce qu’il drachait sur la brique pilée, ce qui fausse tout calcul honnête.
Deux sets secs contre Medvedev, techniquement, c’est de la gestion d’intentions. Pas de troisième set, pas de zone grise, on rentre. Ce genre de match, je le joue. Pas à chaque fois, mais je le joue. Surtout quand le terrain 4 est libre et que le néon tient.
Il a vingt ans, tout juste, premier joueur né en 2006 en finale d’un Masters 1000. Je ne vais pas faire semblant que l’âge ne compte pas. Mais moi aussi, à vingt ans, j’avais un ratio. Et puis il y a eu la tendinite, trois semaines, et mon passage à C15.5 qu’on n’a jamais vraiment documenté.
En finale, il retrouve Alejandro Davidovich Fokina, espagnol aussi, qui a sorti Alexander Zverev 5-7, 6-4, 6-3 samedi. Deux joueurs du même pays, je connais : c’est le simple messieurs contre le capitaine de sa propre équipe quand on se retrouve dans un tournoi du coin. Personne ne sait où regarder à la buvette après.
Deux garçons du même pays qui jouent le dimanche, chez nous on aurait mis deux tartes sur la table. Le monsieur du tirage, lui, n’en aurait eu aucune.
Vingt sur vingt-six. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



