Rafael Jodar a battu Daniil Medvedev 6-3, 6-4 samedi. Il jouera sa première finale de Masters 1000, à Shanghai. Il vient d’avoir vingt ans. C’est le premier garçon né en 2006 à arriver jusque-là. En face, il trouvera Alejandro Davidovich Fokina, espagnol comme lui, qui a battu Alexander Zverev 5-7, 6-4, 6-3 le même jour.
Deux garçons du même pays, si loin de chez eux, qui se retrouvent en finale. Chez nous, à Couvin, quand deux cousins se disputaient la dernière part au repas de famille, ma tante coupait la tarte au riz en deux avant qu’on commence. Personne n’a jamais su qui avait gagné, et tout le monde avait mangé.
On m’explique qu’à Shanghai, on ne coupe rien. Il y aura un trophée et un seul. Je ne critique pas. Je compare.
Le jeune homme a déjà vingt victoires dans ces grands tournois, en vingt-six matchs. Seuls Boris Becker, Thomas Muster et Stefan Edberg y étaient arrivés plus vite. Ce sont des noms que j’ai lus dans mon magazine, au temps où on le recevait le jeudi.
Question bête, mais ils vont se parler en espagnol au filet, ou c’est interdit aussi ?
Ils se parleront comme ils voudront, ce sont des garçons bien. Le vrai souci, c’est celui qui a fait le calendrier. Il n’a jamais eu de tante.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



