Arthur Fils a perdu lundi au troisième tour du Masters 1000 de Shanghai contre Botic Van De Zandschulp, après un quart perdu à Tokyo contre Valentin Vacherot. Il parle de tension nerveuse. Benoît Maylin, lui, parle de tactique : « Il n’y’a pas de variation, pas de coups long de ligne, pas de montées au filet. »
J’ai relu trois fois. Pas de coups long de ligne. Le long de ligne, moi, je le travaille le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais. Mais je le travaille. Ce coup-là, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets.
Donc, si je suis Maylin jusqu’au bout, sur l’axe long de ligne, j’ai un schéma que Fils n’a pas. Je ne dis pas que je suis au-dessus. Je dis qu’il y a une zone du court où mes intentions sont plus claires. Le reste, explosif, puissant, je laisse. Mon coup droit est plutôt du genre patient.
Les montées au filet, pareil. En double le dimanche à dix heures, je monte. Souvent parce que ma partenaire me crie de monter, d’accord, mais je monte. Et sa tension nerveuse, je connais : moi aussi, j’ai le GSM qui vibre dans le sac pendant les échanges, ça te sort complètement du match.
Céline, ton long de ligne finit dans la bulle d’à côté une fois sur deux. Et je suis gentil.
Une fois sur deux, c’est quand même une fois sur deux dedans. Et Maylin dit aussi « Son jeu n’évolue pas ». Le mien, si : j’ai changé de cordage en septembre. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







