Alors, c’est très simple. Arthur Fils a perdu lundi contre Botic Van De Zandschulp au troisième tour à Shanghai. Avant ça, quart de finale perdu à Tokyo contre Valentin Vacherot. We Love Tennis écrit qu’il n’a pas brillé pendant cette tournée asiatique. Lui a reconnu une certaine tension nerveuse.
Et puis Benoît Maylin. Je cite, mot pour mot : « Arthur Fils, c’est d’une pauvreté tactique effrayante. Il s’auto‐épuise avec tous ses cachous. Il n’y’a pas de variation, pas de coups long de ligne, pas de montées au filet. C’est explosif, puissant, mais ça ne suffit pas. Son jeu n’évolue pas. »
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Pas de variation, pas de long de ligne, pas de filet : j’ai dit ça au bar du Léopold après les interclubs, devant au moins trois personnes, dont une qui écoutait. On m’a répondu que j’étais un dikkenek. Aujourd’hui c’est un consultant à la télé qui le dit, et on l’appelle analyse.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. En janvier, j’ai annoncé que Fils irait loin cette saison. Il est le protégé de Goran Ivanisevic, c’est un garçon explosif, puissant, je l’ai toujours dit. Mais. Il y a toujours un mais chez moi, c’est ma marque de fabrique. Et ce mais-là, Maylin l’a juste prononcé plus fort.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je n’avais pas sa puissance. J’avais la variation. Je montais au filet un point sur deux, nonante pour cent des points importants, et je suis gentil. J’ai perdu, d’accord, mais tactiquement, le match était à moi. Le score ne tient pas compte de ces choses-là.
Jean-Pol, tu montes au filet en interclubs uniquement pour serrer la main.
Je note que la RTBF ne m’a toujours pas appelé pour en parler. Maylin, si tu lis ceci, le long de ligne, on peut en discuter. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




