Le jeune homme a perdu lundi à Shanghai, contre Botic Van De Zandschulp. Avant cela, à Tokyo, contre Valentin Vacherot. Il a dit qu’il avait été un peu nerveux. C’est une chose qu’on dit, après.
Le monsieur de la télévision, Benoît Maylin, ne s’est pas attardé sur les nerfs. Il a trouvé le jeu d’une « pauvreté tactique effrayante ». Il a cité ce qui manquait : la variation, les coups long de ligne, les montées au filet. Il a dit aussi que c’était explosif et puissant. Ça, il l’a mis au milieu, entre deux reproches, comme on glisse la bonne nouvelle.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand le neveu ratait son examen, personne ne lui récitait ses lacunes à table. On lui servait la tarte au riz, et on parlait du temps qu’il faisait. Il faisait caillant, en général. Ça occupait.
On dit le garçon protégé de Goran Ivanisevic. Protégé. C’est un joli mot, chez nous.
Le micro, lui, aurait pu passer la tarte.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




