Arthur Fils a perdu lundi au troisième tour à Shanghai, contre Botic Van De Zandschulp. Avant, il avait perdu en quarts à Tokyo contre Valentin Vacherot. Il a reconnu une certaine tension nerveuse. Jusque-là, je suis.
Ensuite j’ai lu la réaction du consultant Benoît Maylin, dans le train de 7 h 32. « Il s’auto‐épuise avec tous ses cachous », a-t-il dit. Question bête, mais c’est quoi, un cachou ? Pour moi, un cachou, c’est un petit bonbon noir dans une boîte en métal. Ma grand-mère en avait dans son sac.
J’ai d’abord pensé que Fils mangeait trop de bonbons entre les points. Ce serait épuisant, je comprends. Mais Maylin parle juste après de variation, de coups long de ligne et de montées au filet. Donc le cachou, c’est un coup. Un coup de tennis qui porte le nom d’un bonbon. Personne à la rédaction n’a trouvé ça bizarre.
J’ai essayé de vérifier. Un collègue m’a dit que c’était une grosse frappe. Un autre m’a dit que c’était une frappe à plat. Un troisième m’a demandé si j’avais fini la farde de photocopies. Je n’ai pas fini la farde.
Chez nous, on donnait un cachou au monsieur qui avait trop parlé pendant la messe. Celui qui parle au micro n’en a pas reçu.
Ce qui m’intéresse aussi, c’est le début de la citation : « c’est d’une pauvreté tactique effrayante ». Et à la fin : « C’est explosif, puissant, mais ça ne suffit pas. » Donc on peut être explosif, puissant, et pauvre. Au foot, on dirait d’un attaquant comme ça qu’il est dangereux. Au tennis, il faut en plus aller au filet, varier, jouer long de ligne. Ça fait beaucoup de choses à penser avec un cachou dans la main.
Je ne sais toujours pas si un cachou se joue en coup droit ou en revers. J’ai noté la question dans mon carnet, à côté du 45 qui manque. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




