Alexander Zverev a décroché son deuxième titre du Grand Chelem de la saison à l’US Open, face à Ben Shelton, après Roland-Garros début juin. Zverev et Carlos Alcaraz se trouvent désormais à Londres pour la Laver Cup, sous les couleurs de l’équipe Europe.
Lors d’un entraînement, Alcaraz a profité d’un temps mort pour demander à Zverev ce qu’il avait en tête au moment de conclure sa finale. Réponse de l’Allemand : « Il n’y avait rien dans ma tête, c’est l’avantage : quand on est idiot, ça aide ! » Il a précisé : « Je pensais que le score était de 4-1 donc je n’étais pas du tout stressé, si j’avais su que c’était 5-2, j’aurais d’office été très nerveux. » Le score réel était bien 5-2, et Zverev a mis plusieurs secondes à comprendre que le match était terminé.
Ce mélange-là, je le connais. Perdre le fil du score en pleine intention de jeu, ça m’arrive régulièrement le dimanche, surtout au troisième set, avec le néon du terrain 4 qui grésille. La différence, c’est que moi, quand je crois mener 4-1, je mène en général 2-3. Lui, il se trompe dans le bon sens. Ça, techniquement, ça ne s’apprend pas à l’entraînement du mardi soir.
Alcaraz a validé le principe à sa manière : « Non, non, j’y ai réfléchi, ça doit probablement beaucoup aider de ne pas savoir que c’est le dernier set. » Un échange savoureux entre les deux hommes, filmé en marge de l’entraînement, qui en dit long sur la manière dont un champion peut traverser un moment décisif sans en avoir pleinement conscience.
Moi, ma saison commence vraiment en mai, donc je n’ai jamais eu l’occasion de tester ça sur un point aussi important. Mais je note l’idée : ne plus compter le score à voix haute, se contenter de jouer. À deux entraînements près, hein, je pense que ça marcherait aussi pour moi.
De quoi relativiser, un peu, la pression qui pèse sur les finales de Grand Chelem : parfois, ne pas savoir où l’on en est aide à avancer plus vite.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.





