Alexander Zverev a remporté la finale de l’US Open face à Ben Shelton. C’est son deuxième titre en Grand Chelem de la saison, après celui décroché à Roland-Garros début juin.
Lors d’un entraînement à la Laver Cup, où lui et Carlos Alcaraz défendent les couleurs de l’équipe Europe, l’Espagnol a profité d’un temps mort pour lui demander ce qui lui était passé par la tête au dernier point de la finale. « Il n’y avait rien dans ma tête, c’est l’avantage : quand on est idiot, ça aide ! », a répondu Zverev.
L’Allemand a précisé la raison de son calme : « Je pensais que le score était de 4-1 donc je n’étais pas du tout stressé, si j’avais su que c’était 5-2, j’aurais d’office été très nerveux. » Le score réel était bien de 5-2. Alcaraz, lui, a validé la méthode : « Non, non, j’y ai réfléchi, ça doit probablement beaucoup aider de ne pas savoir que c’est le dernier set. »
La scène s’est jouée pendant un simple temps mort à l’entraînement, entre deux joueurs censés préparer une compétition par équipes, ce qui n’a pas empêché Zverev de reconnaître qu’il avait mis plusieurs secondes à comprendre, après le dernier point, que le match était bel et bien terminé.
Moi, à Kitzbühel, en 92, je menais 5-2 et je le savais très bien, jusqu’au dernier chiffre. C’est ça la différence entre un consultant et quelqu’un qui gagne un Grand Chelem sans compter. Enfin, je ne dis pas le contraire de ce que je viens de dire, je précise. Nonante pour cent des finalistes savent où ils en sont, hein. Zverev, c’est l’exception qui confirme, ça va ?
Reste que l’Allemand repart de New York avec un deuxième sacre en Grand Chelem cette saison, comptabilité douteuse ou pas. Jean-Pol, lui, continue d’attendre qu’on l’appelle sur un plateau pour expliquer la différence entre gagner un match et savoir le lire.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.


