Arthur Fils s’est qualifié mercredi pour ses premières ATP Finals. Il a 22 ans, il est septième mondial, et c’est le dixième Français à avoir son billet. J’ai lu ça dans le train de 7 h 32, et j’étais content pour lui.
Question bête, mais c’est quoi, au juste, le Masters ? On m’a dit : les huit meilleurs de l’année, à Turin, du 15 au 22 novembre. D’accord. Et ça s’appelle aussi les ATP Finals. Deux noms pour un tournoi. Déjà, je note.
Puis je lis l’interview de Yannick Noah dans Tennis Actu. Il a joué le Masters quatre fois entre 1982 et 1986, record pour un Français. Le premier, à 22 ans, à New York. Le même âge que Fils. Et il dit : « Ça ne comptait pas pour moi. Non, mais vraiment. »
J’ai relu trois fois. Il ajoute : « Alors, est-ce que c’est parce que je ne gagnais pas ? Je n’en sais rien. » Pour lui, c’étaient plutôt les Grands Chelems. Il a gagné Roland-Garros en 1983, donc il sait de quoi il parle.
Alors j’ai demandé à la rédac si le Masters comptait. Jean-Pol a dit oui, puis non, puis que c’était la même chose. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Même Noah dit que ça peut représenter autre chose aujourd’hui : « Donc qu’est-ce que ça représente pour Arthur ? C’est lui qui va vous répondre. »
Un tournoi qui ne compte pas mais où tout le monde veut aller, Maxime, c’est l’apéro des interclubs.
J’ai noté la question pour Arthur Fils dans mon carnet. Je ne lui poserai pas, je ne le connais pas. Noah, lui, dit avoir des rapports avec lui et sa famille, et lui trouve « une belle marge de progression ». Moi aussi j’en ai une : je viens d’apprendre qu’un tournoi peut avoir deux noms et zéro importance pour un de ses recordmen. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



