Alors, c’est très simple. Elise Mertens a battu Coco Gauff 6-3, 6-3 à Pékin. Première victoire en six matchs contre l’Américaine, quatrième joueuse mondiale. Je l’avais dit dès janvier. Enfin, en janvier, j’avais dit qu’elle ne la battrait jamais, mais attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : jamais avant octobre.
Les cinq premières défaites, c’était de la préparation. Février à Dubaï, trois balles de match dans le tie-break du deuxième set, et elle perd. Tout le monde a pleuré. Moi j’ai noté dans mon carnet : « elle repère le terrain ». Le carnet a disparu depuis, mais l’esprit y était.
Regardez le premier set. Break au troisième jeu, Gauff débreake à 3-3, et Mertens rebreake aussitôt. Ça, c’est du tennis de Léopold, hein. Elle conclut sur le service de l’adversaire, à sa sixième balle de set. Six. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, j’en ai eu sept. Ou quatre. Le contexte était différent, il y avait du vent, ou un pigeon.
Deuxième set : break dès le deuxième jeu, et elle termine sur un ace. Un ace pour finir, c’est exactement ce que je répète depuis des années à mon équipe d’interclubs. On ne m’écoute pas. Gauff a commis 34 fautes directes. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, 34 fautes directes, ça vient de la pression qu’on met en face. Ce n’est pas un compliment pour Gauff, mais ce n’en est pas un non plus pour Mertens, parce que moi je lui aurais conseillé un revers à une main.
Maintenant, Swiatek en quart, neuvième mondiale, qui a sorti Iva Jovic 6-1, 6-3. Mon pronostic est clair : Mertens gagne. Ou perd avec mérite. Je l’écris dans mon nouveau carnet, au crayon.
Question bête, mais si on a prévu les deux résultats, on a prévu quoi ?
Et elle joue aussi le huitième du double avec Diana Schnaider. Je l’avais dit aussi. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.






