Elise Mertens a battu Coco Gauff 6-3, 6-3 à Pékin. Cinq défaites avant, et là, deux sets. J’ai ouvert ma farde de statistiques sur le banc, à côté de mon essuie, et je n’ai regardé qu’un chiffre : 34 fautes directes pour Gauff.
Trente-quatre. Dimanche, à dix heures, j’en ai fait à peu près autant en double, sauf que moi c’était le cordage. Gauff, je ne sais pas. Je ne dis rien.
Le premier set, c’est un schéma que je connais par cœur. Break au troisième jeu, l’autre débreake à 3-3, et là il faut avoir l’intention de rebreaker tout de suite, sans réfléchir. Mertens l’a fait. Ce rebreak immédiat, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets. Elle a conclu sur le service adverse à sa sixième balle de set, ce qui me rassure énormément : moi aussi, les balles de set, je les collectionne.
Deuxième set, break au deuxième jeu, et un ace pour finir. Mon dernier ace en interclubs, ma partenaire était au filet, elle s’est retournée pour vérifier que c’était bien moi.
Ce qui me touche, c’est Dubaï, en février. Trois balles de match dans le tie-break de la deuxième manche, et défaite. Huit mois plus tard, elle la bat. C’est exactement ma logique de saison : on perd en février, on gagne plus tard. Moi ma saison commence vraiment en mai, Elise c’est octobre, chacune son calendrier.
À Couvin, on ne comptait pas les fautes de celle qui perdait. Celui qui tient la feuille, lui, aimait compter.
Swiatek en quart, maintenant. Elle a mis 6-1, 6-3 à Iva Jovic. Et Mertens joue encore le double avec Diana Schnaider. Deux tableaux dans le même tournoi, je fais pareil au club, sauf que chez nous on appelle ça manquer de joueuses. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



