Elise Mertens a battu Coco Gauff à Pékin, 6-3, 6-3. Elle avait perdu les cinq fois d’avant. En février, à Dubaï, elle avait même eu trois balles de match, et puis rien. Elle est revenue quand même.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand on perdait contre la même voisine au whist, on retournait chez elle le dimanche suivant, avec une tarte au riz. On ne disait rien. On rejouait. Elise a fait pareil, cinq dimanches, sans tarte.
Le premier set, elle a eu besoin de six balles de set. On ne presse pas les gens. Ma tante mélangeait les cartes longtemps, elle aussi, et elle finissait par distribuer.
Elle a terminé sur un ace, sans insister. Ça allait.
On a compté 34 fautes directes à la jeune Américaine. Quelqu’un a donc compté. Chez nous, on laissait le dernier morceau de tarte à celle qui venait de perdre, et on ne lui rappelait pas ses cartes. Elle a gagné ce tournoi en 2024, et deux Grands Chelems. Ça se range dans une armoire aussi.
Six balles de set, moi à Kitzbühel j’aurais conclu à la deuxième. Enfin, à la troisième.
Maintenant, Elise joue Iga Swiatek, et le double avec Diana Schnaider. Elle mange, j’espère.
Celui qui comptait les fautes, lui, n’a rien gagné.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



