Daniil Medvedev a été disqualifié le 5 octobre en demi-finale à Pékin, contre Novak Djokovic, pour avoir envoyé une balle dans la tête d’un spectateur. Il avait déjà expliqué qu’il n’avait absolument pas fait exprès. Depuis Shanghai, il a dit à BB Tennis : « Je me considère comme quelqu’un de beaucoup plus serein dans la vie de tous les jours que sur le court, car les émotions que nous vivons en tant que joueuses de tennis sont intenses. »
Joueuses de tennis. Il l’a dit. Je le prends pour moi.
Parce que ce schéma, je le connais. Le dimanche à dix heures, sur le terrain 4, je ne suis pas la même. Mon intention est claire, ma zone est définie, et ma partenaire de double dit que je « parle au cordage ». À la buvette, après, avec mon cornet, je suis quelqu’un de calme. Elle-même le reconnaît. En général vers midi et demi.
Il a aussi précisé qu’il ne s’était jamais battu avec personne, « pas même à l’école ». Moi non plus. J’ai seulement eu une discussion technique avec un poteau de filet en 2019, qui n’était pas réglé à la bonne hauteur. Ça ne compte pas, c’était du matériel.
Ce que les gens ne voient pas, c’est l’intensité. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte. Un tie-break à 5-5 contre l’équipe d’Ottignies, émotionnellement, c’est une demi-finale à Pékin. Avec moins de public. Et sans Djokovic en face. Mais émotionnellement, c’est pareil.
Sa partenaire, elle, est sereine sur le court et dans la vie. Elle a du mérite.
Ma partenaire ne lit pas le site. Elle lit ma farde de statistiques, ce qui est déjà beaucoup.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







