Alors, c’est très simple. Daniil Medvedev a été disqualifié le 5 octobre, en demi-finale à Pékin contre Novak Djokovic, pour avoir envoyé une balle dans la tête d’un spectateur. Il avait déjà expliqué qu’il n’avait absolument pas fait exprès. Une semaine plus tard, depuis Shanghai, il a dit à BB Tennis, selon un message publié par ESPN Tenis le 11 octobre : « Je suis quelqu’un de calme, je ne me suis jamais battu avec personne de ma vie, pas même à l’école. »
Je l’avais dit dès janvier. Pas sur Medvedev, sur le principe. Un joueur de tennis n’est pas la personne qu’on voit sur le court. C’est exactement ce que je répète depuis des années au Léopold, on ne m’écoute pas.
Moi non plus, je ne me suis jamais battu à l’école. J’ai d’ailleurs gardé mon bulletin de sixième pour le prouver, il est dans la farde avec mes coupures de presse. Mon titulaire avait écrit : « Élève calme. Conteste beaucoup les décisions en gymnastique. » Attention, je ne dis pas le contraire de ce que je dis. Je précise : contester n’est pas se battre.
Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai discuté onze minutes une balle avec le juge de ligne. Onze minutes de discussion, zéro bagarre. Le joueur en face, un futur top 10, s’en souvient sûrement. Le juge aussi, hein, il m’a demandé mon nom à la fin.
Medvedev a dit aussi se considérer « beaucoup plus serein dans la vie de tous les jours que sur le court », parce que les émotions sont intenses. Nonante pour cent des joueurs sont comme ça, et je suis gentil. Les dix pour cent restants, ce sont les consultants qu’on n’invite pas à la RTBF.
Question bête, mais il l’a rangé où, le bulletin, si la farde ne contient que des coupures de presse ?
Dans la farde. Avec le reste. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




