Daniil Medvedev a été disqualifié le 5 octobre à Pékin, en demi-finale contre Novak Djokovic, pour avoir envoyé une balle dans la tête d’un spectateur. Il avait déjà expliqué qu’il ne l’avait absolument pas fait exprès. Depuis Shanghai, il a parlé à BB Tennis, selon un message publié par ESPN Tenis le 11 octobre.
Il a dit : « Je ne pense pas avoir une double personnalité, tout fait partie d’une seule et même personnalité. Mais il est vrai que mon comportement sur le court est quelque peu différent de celui que j’ai en dehors. »
Question bête, mais où est la ligne ? J’ai pris mon carnet dans le train de 7 h 32 et j’ai essayé de dérouler.
Étape un : il y a une seule personnalité. D’accord. Étape deux : elle se comporte différemment selon qu’elle est sur le court ou pas. Étape trois : le court a donc des limites précises, peintes en blanc. Étape quatre : la personnalité change quelque part entre la chaise et la ligne de fond. Étape cinq : quand il va chercher sa serviette au fond, il est où, exactement ? Dedans ou dehors ?
J’ai posé la question à la rédaction en tendant mon carnet, s’il vous plaît. On m’a répondu que l’essuie, c’est « entre les deux ». Je l’ai noté. Je ne sais pas encore quoi en faire.
Il a donné une raison : « les émotions que nous vivons en tant que joueuses de tennis sont intenses ». Il a aussi dit qu’il ne s’était jamais battu avec personne de sa vie, « pas même à l’école ». Ça, je comprends tout de suite. Moi non plus. Mais moi, je n’ai jamais eu de chaise d’arbitre en face.
La serviette, c’est dedans. Tout ce qui se passe à moins de trois mètres du néon du terrain 4, c’est dedans.
J’ai ajouté le néon dans le carnet. La liste s’allonge.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




