Question bête, mais comment on gagne deux Grands Chelems sans jouer les trois meilleurs ? J’ai lu l’article de We Love Tennis dans le train de 7 h 32, entre Louvain-la-Neuve et la rédaction, et je l’ai relu deux fois avant Ottignies.
Les faits : Alexander Zverev a gagné Roland-Garros puis l’US Open en 2026. Ses deux premiers titres du Grand Chelem. Sur la route, il n’a croisé ni Carlos Alcaraz, ni Jannik Sinner, ni Novak Djokovic. Contre eux trois, il reste sur treize défaites consécutives. Et cette année, il n’a battu que deux joueurs du Top 10. Il a aussi battu Taylor Fritz en quarts de Wimbledon et Ben Shelton en finale de l’US Open.
Donc on peut être champion de Grand Chelem sans rencontrer ceux qu’on ne bat pas. Au foot, si tu gagnes la Coupe, tu as souvent joué les gros. Ici, ça dépend d’un tableau. J’ai demandé qui faisait le tableau. On m’a dit « le tirage ». J’ai demandé qui tirait. On m’a répondu « c’est la tradition ». D’accord, mais encore ?
Je comprends que les autres doivent perdre avant, contre quelqu’un d’autre, pour que le chemin soit libre. Ça veut dire que Zverev a aussi gagné grâce à des gens qu’il n’a jamais affrontés. Selon We Love Tennis, des fans et des observateurs parlent de « chance ». Moi j’aurais dit que c’était une équipe sans le savoir.
Le jeune homme a pris le chemin qui était dégagé. On ne reproche pas à quelqu’un de ne pas passer par la boue.
Il paraît, toujours selon We Love Tennis, qu’il aspire à devenir numéro 1 mondial et qu’il a de grandes chances de l’être d’ici la fin de saison. J’ai vérifié comment on devient numéro 1 : avec des points, pas avec des confrontations. Personne n’a su me dire si c’était voulu. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




