Le garçon a gagné Roland-Garros et l’US Open cette année. Ses deux premiers. Sur la route, il n’a croisé ni monsieur Alcaraz, ni monsieur Sinner, ni monsieur Djokovic. Contre eux, il a perdu treize fois de suite. Il a battu monsieur Fritz à Wimbledon, monsieur Shelton en finale à New York. Cette saison, il n’a battu que deux joueurs du Top 10. Le journal dit tout ça très bien.
Et maintenant, d’après We Love Tennis, des gens parlent de « chance ».
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, à la tombola de la paroisse, ma tante a gagné le jambon trois années de suite. Personne n’a demandé qui avait tiré les autres billets. On lui a dit bravo, elle a coupé des tranches pour tout le monde, et on est rentrés avant qu’il fasse caillant. Le jambon ne savait pas contre qui il avait été gagné.
On dit qu’il veut être numéro 1 mondial et qu’il a de grandes chances d’y arriver avant la fin de l’année. Ceux qui parlent de chance devraient recompter.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




