Alors, c’est très simple. Alexander Zverev a gagné Roland-Garros et l’US Open en 2026, ses deux premiers Grands Chelems, et il n’a croisé ni Alcaraz, ni Sinner, ni Djokovic sur la route. Selon We Love Tennis, des fans et des observateurs parlent de « chance ». Moi j’appelle ça de la lecture de tableau.
Je l’avais dit dès janvier. Enfin, en janvier j’avais dit qu’il fallait battre les meilleurs pour gagner un Grand Chelem. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : il faut battre les meilleurs de ceux qui sont encore là. Nuance.
Les chiffres, maintenant. En 2026, Zverev n’a battu que deux joueurs du Top 10 : Taylor Fritz en quarts de Wimbledon, Ben Shelton en finale de l’US Open. Deux. Et pourtant deux titres du Grand Chelem au bout de la saison. Ne me demandez pas le calcul, j’ai passé l’année devant la RTBF et Sporza, pour vérifier qu’on ne me cite pas.
Il reste aussi sur treize défaites consécutives contre les trois autres. Treize. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre mon futur top 10, j’avais une règle : ne pas le jouer avant la finale. On ne m’écoute pas. Sur le papier, le parcours de Zverev cette année ressemble pourtant furieusement à ma règle. Je ne suis pas sûr que ce soit en tirant au sort, hein.
Au Léopold, en interclubs, je fais pareil comme capitaine. Je n’aligne jamais mes joueurs contre le numéro un adverse si je peux l’éviter. On m’accuse de calcul. C’est de la gestion. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, c’est comme ça qu’on gagne quelque chose.
Jean-Pol, la dernière fois que tu as évité le numéro un adverse, c’est toi qui as joué contre lui.
Détail. Selon We Love Tennis, Zverev aspire à devenir numéro 1 mondial et a de grandes chances de le devenir d’ici la fin de saison. Je l’ai toujours dit. Ou je le dis maintenant, ce qui revient au même.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




