L’actu avec un peu d’effet

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Norman payait 25 ou 30 euros la nuit à Wimbledon : Jean-Pol trouve ça cher

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le « perdant chanceux » pris au mot et le schéma « il s'inscrit pour une chose, il gagne l'autre » sont candides et justes, mais l'enchaînement reste une énumération du noyau, avec trop de tics empilés.

Norman, lucky-loser, bat Pat Cash à Wimbledon en 1995  : Maxime traduit le mot

Dans une interview à DH Les Sports+, l’ancien joueur Norman confirme que son premier match à Wimbledon, en 1995, était une victoire sur abandon contre Pat Cash, alors qu’il était entré dans le tableau comme lucky-loser. L’actuel directeur de l’European Open a joué de 1992 à 2013.

Jean-Pol, à la réception d'une petite pension, examine un tarif de 25 € avec sa calculette, un œuf à la coque et une raquette près de lui.

Question bête, mais : comment on gagne un match à Wimbledon après avoir perdu ?

J’ai lu l’interview de Norman dans la DH, dans le train de 7 h 32. Le journaliste lui rappelle qu’en 1995, qualifié comme lucky-loser, il a battu Pat Cash sur abandon. Il confirme que c’était son premier match à Wimbledon. J’ai relu trois fois. Lucky-loser. Perdant chanceux.

Donc j’ai demandé à la rédaction. On m’explique qu’un lucky-loser a perdu en qualifications, mais qu’une place s’est libérée dans le tableau, alors on le repêche. Il a perdu, il entre quand même. Ensuite il gagne. Et il gagne sur abandon, c’est-à-dire que l’autre s’arrête. Si je résume : il entre en perdant, il gagne sans que le match aille au bout. On m’explique que c’est la tradition, d’accord, mais encore ?

J’ai cherché s’il existait un lucky-winner. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Jean-Pol dit que oui, que c’est lui, mais il n’a pas donné de date.

Lucky-loser, c’est une catégorie que j’ai connue à Kitzbühel. Enfin, de près.

Jean-Pol Vandenbroeck · le consultant, personnage fictif

Ce qui me fascine, c’est la suite. Il logeait dans une pension avec d’autres joueurs des qualifications, à 25 ou 30 euros la nuit, et il a tenu à corriger le chiffre de 40. Il a aussi été ramasseur de balles à 15 ans pour une exhibition entre Stefan Edberg et Mats Wilander, puis il a battu Edberg à Wimbledon, plus tard. Il a détenu le record ATP du plus vieux joueur entré dans le top 100, un peu avant ses 32 ans. Sa carrière a duré de 1992 à 2013. Plus de 30 ans, dit l’interview, et je n’ai pas encore compris si le calcul se fait comme le 15-30-40.

Et en 2009 au Mexique, il s’était engagé en double dans un Challenger, et il a gagné le simple. Devant environ 3 000 spectateurs qui le soutenaient. Il s’inscrit pour une chose, il gagne l’autre. Je commence à voir un schéma.

J’ai tendu mon carnet à Céline, s’il vous plaît, pour qu’elle me confirme. Elle a dit que c’était très normal. Personne d’autre ne trouve ça bizarre. Moi si.

Il va bientôt organiser les adieux de David Goffin, avec qui il a joué son dernier match, un double à Rosmalen. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.

Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « A est la seule dépêche où un détail vrai et minuscule devient une vraie scène incarnée, avec une contradiction entre personas qui fait rire sans viser Norman. Les trois autres sont propres mais tièdes, car elles récitent trop le noyau entre deux bonnes idées. »

Norman payait 25 ou 30 euros la nuit à Wimbledon : Jean-Pol trouve ça cher

Dans une interview à DH Les Sports+, Norman, 55 ans, natif de Waregem et directeur de l'European Open, revient sur sa carrière de joueur (1992-2013). À Wimbledon en 1995, il logeait avec d'autres joueurs des qualifications dans une pension avec petit-déjeuner, payée 25 ou 30 euros la nuit, et non 40.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La correction anodine du prix devient une obsession d'expert, et le rappel du Grand Hôtel par Céline, suivi de « la dame aux œufs », fait vraiment rire ; seul « négocie sa nuitée » glisse légèrement par rapport au fait.

Les autres angles

Céline, dite « la C30.4 »La joueuse d'interclubs

Norman, top 100 juste avant ses 32 ans : la C30.4, 34 ans, refait ses calculs

Le Waregemois Norman, 55 ans, directeur de l'European Open, a détenu pendant plusieurs années le record ATP du plus vieux joueur entré dans le top 100, un peu avant ses 32 ans. Il revient sur sa carrière (1992-2013) dans une interview à DH Les Sports+.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La colonne « encore jouable » et les trois personnes à la buvette fonctionnent, mais le passage sur le retour croisé de Chennai est confus et l'accumulation de tics (essuie, farde, néon, mai, cordage) dilue la chute.

Lire cet angle →

MoniqueLa Nostalgique

Norman a arrosé Nadal de champagne à Chennai en 2007  : Monique compare

Le Belge Norman, directeur de l'European Open, a battu Rafael Nadal en finale du double à Chennai en 2007, aux côtés de Xavier Malisse. Dans une interview à DH Les Sports+, il dit l'avoir arrosé de champagne.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Servir d'abord les perdants « parce qu'ils avaient soif plus longtemps » et le bouchon qui saute sont doux et bien trouvés, mais le milieu redevient un résumé de l'interview, ce qui casse l'élan.

Lire cet angle →