Monsieur Norman a donné une interview à la DH. Il a joué de 1992 à 2013, un huitième de finale à Wimbledon, une finale en double à Roland-Garros, le Masters en double. En 2007, à Chennai, il a gagné la finale du double avec Xavier Malisse. En face, il y avait Rafael Nadal.
Après, il l’a arrosé de champagne. Il l’a dit ainsi : « J’ai eu la chance d’arroser Nadal avec du champagne. Cela n’est pas arrivé à de nombreux joueurs. »
Je le crois volontiers.
À Couvin, quand on gagnait la kermesse de la paroisse, on ouvrait une bouteille aussi. On la servait. Dans des verres, à ceux qui avaient perdu d’abord, parce qu’ils avaient soif plus longtemps. Personne n’est jamais rentré mouillé d’une victoire. Le garçon d’en face avait joué une finale, il méritait au moins un verre, et peut-être une serviette sèche. Il faisait chaud là-bas, j’imagine, et le champagne colle. Ça allait, comme finale, j’en suis sûre.
Monsieur Norman en parle avec plaisir, et c’est bien normal, il a gagné. Il raconte aussi qu’il dormait dans une pension avec petit-déjeuner à Wimbledon, en 1995, pour 25 ou 30 euros, et non 40. Un homme qui se souvient du prix de sa nuit se souvient de tout. Il va bientôt organiser les adieux de David Goffin, avec qui il a joué son dernier match, en double, à Rosmalen.
Le champagne sur le perdant, c’est la tradition du circuit. Moi, à Kitzbühel, j’en ai reçu. Enfin, j’étais à côté.
Je ne critique pas. Je compare. Chez nous, la bouteille ne servait qu’à boire. Celui qui a inventé le bouchon qui saute, lui, savait très bien ce qu’il faisait.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




