Le jeune homme russe a gagné à Hangzhou la semaine dernière. À Pékin, il a battu Francisco Cerundolo 7-6, 6-3, et il attend en demi-finale celui qui sortira de Djokovic contre Zverev.
Il a parlé de Novak Djokovic, en riant : « Novak est fou parce qu’il est vieux, on ne va pas se mentir (rires), mais il peut encore très bien jouer. Peut‐être un peu moins bien que lorsqu’il remportait trois tournois du Grand Chelem par an, mais il reste un adversaire redoutable ».
Je trouve ça plutôt gentil. Il a souri, il a dit « redoutable », il a mis les formes à la fin.
À Couvin, aux fêtes de famille, on disait ce genre de chose de l’oncle qui gagnait encore au whist. « Il n’a plus vingt ans, mais méfiez-vous. » Tout le monde riait, l’oncle le premier, et il ramassait les cartes. On le disait à table, entre nous, avec la tarte au riz. Personne ne tendait d’appareil pour l’enregistrer et le mettre dans le journal le lendemain matin.
Le jeune homme a dit une gentillesse avec un sourire. Le sourire, on ne l’imprime pas. Le mot « vieux », lui, part en titre, en gros, et l’oncle le lit au petit-déjeuner sans le rire autour.
Ce n’est la faute de personne au tennis. C’est la faute du micro.
Le micro, lui, n’a jamais su rire.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




