Daniil Medvedev, 6e joueur mondial, a battu Francisco Cerundolo 7-6 (4), 6-3 et se retrouve en demi-finale à Pékin, une semaine après avoir gagné à Hangzhou. Il jouera le vainqueur de Djokovic contre Zverev. Jusque-là, je suis.
Puis il a parlé de Novak Djokovic : « Novak est fou parce qu’il est vieux, on ne va pas se mentir (rires), mais il peut encore très bien jouer. Peut‐être un peu moins bien que lorsqu’il remportait trois tournois du Grand Chelem par an, mais il reste un adversaire redoutable ».
Question bête, mais : c’est gentil ou pas ? J’ai relu quatre fois dans le train de 7 h 32. Il y a « fou », il y a « vieux », il y a « rires », il y a « redoutable ». Si on fait la moyenne, c’est plutôt un compliment. Mais je ne sais pas si on fait la moyenne.
Et « fou parce qu’il est vieux », j’ai cherché le lien. D’habitude, on devient sage en vieillissant, c’est ce que dit ma grand-mère. Au tennis, apparemment, on devient fou, et c’est bien. Un collègue m’a expliqué que « fou », ici, veut dire « incroyable ». Alors pourquoi ne pas dire incroyable ? Il m’a répondu que ce serait moins drôle. J’ai noté ça dans mon carnet.
Le détail qui m’arrête le plus, c’est « trois tournois du Grand Chelem par an ». Il y en a quatre par an. Donc même dans sa meilleure période, d’après la phrase, il en laissait un aux autres. Par politesse ?
Un compliment sans « mais », Maxime, ça ne se fait pas entre professionnels. Ça va ?
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait exactement où s’arrête la blague et où commence l’hommage. Le seul qui le sait riait. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




