Monsieur McEnroe était à la télévision espagnole, dans une émission qui s’appelle La Revuelta. On lui a demandé quel joueur il préférait. Il a dit le jeune Alcaraz : « Il est ce qu’il y a eu de mieux pour le tennis en 10 ans. C’est mon joueur préféré à regarder en ce moment. Je ne le dis pas seulement parce qu’il est à Madrid. Nous avons de la chance de l’avoir. »
C’est gentil. Quatre compliments, et une excuse au milieu.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand on était invité à dîner, on disait que la tarte au riz était bonne. Une fois. Si on ajoutait qu’on ne le disait pas seulement parce qu’on était dans la cuisine de la dame, la dame commençait à se poser des questions sur sa tarte. Ma tante, au whist, ne complimentait jamais une main avant la fin de la partie. On savait qu’elle était contente quand elle rangeait les cartes lentement.
Le jeune homme, lui, n’a rien demandé. Il joue au tennis.
Les gens de l’émission ont posé la question, ont eu leur réponse, et l’ont sûrement trouvée très bien.
La dame, chez nous, aurait repris un peu de tarte pour vérifier.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




