Alors, c’est très simple. John McEnroe, ancien numéro un mondial, était sur le plateau de La Revuelta, sur la RTVE. On lui a demandé son joueur préféré du moment. Il a choisi Carlos Alcaraz. Il a dit : « Il est ce qu’il y a eu de mieux pour le tennis en 10 ans. C’est mon joueur préféré à regarder en ce moment. Je ne le dis pas seulement parce qu’il est à Madrid. Nous avons de la chance de l’avoir. »
Je l’avais dit dès janvier. Pas avec ces mots-là, pas sur une télé espagnole, mais l’esprit y était. Au Léopold, au bar, devant trois joueurs de mon équipe d’interclubs qui peuvent témoigner, enfin deux, le troisième était aux toilettes.
Ce qui me chiffonne, c’est la méthode. McEnroe, on l’invite, on lui pose une question, il répond. Moi, ça fait des années que je réponds sans qu’on me pose la question, et personne ne m’invite. Je regarde la RTBF et Sporza tous les soirs pour vérifier qu’on ne me cite pas. On ne me cite pas, hein.
Et attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Quand McEnroe ajoute qu’il ne le dit pas seulement parce que Alcaraz est à Madrid, il a raison de le préciser. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, un invité flatte le pays qui l’accueille. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai dit du bien de l’Autriche pendant une semaine. Le contexte était différent : je l’aimais vraiment, l’Autriche, surtout le jeudi.
Selon We Love Tennis, McEnroe admire depuis quelque temps le tennis espagnol, qu’il voit comme une référence mondiale en matière de formation. Très bien. Mais la formation, il faudrait aussi en parler à Uccle, ou à Waterloo selon les années, où un capitaine d’interclubs forme ses joueurs gratuitement depuis des décennies.
Jean-Pol, tu formes surtout le comptoir de la buvette.
Je laisse passer. Le plateau de La Revuelta a mon numéro, ou pourrait l’avoir. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




