Une dame de septante-neuf ans s’est inscrite au tournoi d’Orlando. Elle s’appelle Gail Falkenberg. En face, Aspen Schuman, dix-neuf ans. Soixante ans entre elles. Le score est de 6-0, 6-0.
Elle a commencé chez les professionnelles à trente-huit ans. Elle a été 360e mondiale en décembre 1987. En 2016, à soixante-neuf ans, elle a gagné un match à Pelham, et on l’a mise dans le livre des records. Au tour suivant, Taylor Townsend lui a rendu le 6-0, 6-0.
Elle n’avait plus joué depuis 2023. Elle est revenue quand même.
À Couvin, ma tante jouait au whist avec des gens de toutes les générations, autour de la même table. Les petits-neveux gagnaient souvent. Personne ne pensait à séparer les tables par âge, et personne ne faisait de tableau avec des têtes de série.
Le tableau d’Orlando, lui, a mis une tête de série n°6 en face d’elle dès le premier tour. Une fois que c’était fait, la jeune fille devait jouer, c’est tout.
On lui a laissé zéro jeu. Ma tante laissait au moins le dernier pli.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




