Gail Falkenberg a 79 ans. Mardi, elle jouait le premier tour des qualifications du W35 d’Orlando, en Floride, contre Aspen Schuman, 19 ans. Elle a perdu 6-0, 6-0. Soixante ans entre les deux. J’ai lu ça dans le train de 7 h 32 et j’ai eu une question bête, mais : il y a un âge maximum pour jouer chez les pros ?
J’ai vérifié, et en fait personne autour de moi ne savait. On m’a parlé d’âge minimum, ça oui. Naomi Osaka avait 15 ans quand elle a battu Gail Falkenberg 6-0, 6-0 à Rock Hill en 2013. Donc il y a une porte d’entrée. La porte de sortie, apparemment, c’est quand on veut.
Deuxième découverte : elle a commencé sa carrière pro à 38 ans. Je croyais que les joueuses commençaient à quatre ans avec un papa au bord du terrain. Elle, à 38 ans. Et en décembre 1987, elle était 360e mondiale. J’ai demandé si 360e c’était bien. On m’a dit que oui, très. Je note.
Troisième chose. En 2016, à 69 ans, à Pelham, en Alabama, elle bat Rosalyn Small, 22 ans, 6-0, 6-1. Ça l’a mise dans le Guinness World Records. Au tour suivant, Taylor Townsend la bat 6-0, 6-0. Donc elle a un record et, au tour d’après, elle rejoue. On m’explique que c’est le tennis, d’accord, mais encore ? Au foot, après un record, on fait une fête.
Elle s’est inscrite, elle est venue, elle a joué ses deux sets. Je ne critique pas. Je compare. Mon beau-frère annule le whist s’il pleut. Il a soixante ans.
Je voulais savoir si elle comptait continuer. Le texte que j’ai lu dit seulement qu’elle « continue de participer ». Elle n’avait plus joué de match pro répertorié depuis 2023. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




