Alors, c’est très simple. Gail Falkenberg, 79 ans, était en qualifications du W35 d’Orlando mardi. Défaite 6-0, 6-0 contre Aspen Schuman, 19 ans, tête de série n°6. Et tout le monde découvre. Moi, je l’avais dit dès janvier : le tennis est un sport de longévité. On ne m’écoute pas.
Elle a commencé sa carrière pro à 38 ans. Trente-huit. Elle est montée au 360e rang mondial en décembre 1987. Moi, à Kitzbühel en 92, j’avais trente-quatre ans, et le futur top 10 en face en avait dix-neuf. Exactement le même écart, à quelques décennies près. Je ne l’ai pas battu. Enfin, le contexte était différent, il y avait du vent du côté du court.
En 2016, à 69 ans, elle bat Rosalyn Small, 22 ans, 6-0, 6-1 à Pelham. Record Guinness, joueuse la plus âgée à gagner un match sur le circuit ITF. Tour suivant, 6-0, 6-0 contre Taylor Townsend. En 2013, 6-0, 6-0 contre Naomi Osaka, 15 ans, à Rock Hill. Vous voyez le schéma ? Elle tombe sur des futures grandes. Comme moi. Nonante pour cent de mes défaites, c’était contre des gens qui ont fait carrière ensuite, et je suis gentil.
Elle n’avait plus joué de match pro répertorié depuis 2023. Attention, je ne dis pas que c’est une erreur de revenir. J’avais dit qu’il valait mieux s’arrêter, c’est vrai. Je précise : il vaut mieux s’arrêter un peu, puis revenir. C’est ce que j’ai toujours dit.
Jean-Pol, tu as arrêté les interclubs en 2019 parce que le capitaine t’avait mis en double.
J’ai fait une pause stratégique. Nuance, hein. Et personne de la RTBF ne m’a appelé pour en parler, ni de Falkenberg d’ailleurs.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




