Arthur Fils est 8e mondial cette semaine, le meilleur classement de sa carrière. Il s’est confié au journal L’Équipe, longuement, en marge du tournoi de Bruxelles. Il y a perdu en demi-finales.
Il a dit : « Je me le dis comme ça, je sais que quand j’entre sur le terrain, le mec a peur de moi. » Il explique que plus jeune, il en était persuadé, et que c’est devenu vrai quand il a commencé à gagner de grands matches.
Il préfère ça, dit-il, plutôt que de mettre tous les joueurs sur un piédestal et de ne pas pouvoir jouer. C’est raisonnable. Un piédestal, ça encombre.
Chez nous, à Couvin, ma tante entrait dans la salle du whist en annonçant qu’elle allait tous nous battre. Elle le disait gentiment, en retirant son manteau. On la laissait dire. Elle a fini par gagner beaucoup, à force. Personne n’avait peur d’elle. On avait peur de celui qui tenait le carnet des points, il comptait mal et refusait de l’admettre.
Le garçon a raison de se le dire.
Le monsieur du carnet, lui, aurait dû se taire.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




