Ça, c’est un schéma de jeu. Une balle qui arrive mal, et on la renvoie avec un effet.
Le contexte : une conversation privée entre Jessica Pegula et son entraîneur Mark Knowles, où elle critiquait Mirra Andreeva, a été diffusée après un entraînement des WTA Finals à Indian Wells. Pegula a dit à ESPN qu’elle ignorait être enregistrée. Elle a réglé ça « en privé ». La WTA s’est excusée et a coupé l’audio des courts d’entraînement.
Samedi, Andreeva publie des photos du tournoi, dont une avec Pegula, et un seul mot : « Divas ». Le mot de la conversation. Pegula répond en commentaire : « Divas in Chanel », pour les tenues de la séance photo officielle. Deux coups. Pas un de trop.
J’ai regardé ça dimanche à la buvette, mon cornet de frites sur ma farde de statistiques. Et j’ai pensé à notre photo d’équipe d’interclubs. On a les polos du sponsor, une friterie de Wavre. Personne n’a jamais écrit « Divas in Chanel » en dessous. Ma partenaire de double a mis « on y croit » et une frite. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, mais la légende, elle, n’a pas suivi.
Ce retour en commentaire, techniquement, je le fais. Avec moins de vitesse. Et en message privé, sur le groupe du club, trois jours après. Mais je le fais.
À Couvin, on se réconciliait autour d’une tarte. Elles ont eu des robes. C’est une autre organisation.
Pegula, qui siège au conseil des joueuses, veut que l’incident relance le débat sur la vie privée : elles se battent pour ça depuis deux ans. Valerie Camillo, présidente de la WTA, s’est excusée personnellement auprès d’elle et de son entraîneur, et a reconnu un manque de signalisation. Au terrain 4, on n’a pas de micro. On a un néon. Il entend tout aussi, mais il ne répète rien.
Le tournoi commence le 8 novembre. Les deux divas jouent, et moi je reprends le mardi soir.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






