Valentin Vacherot a gagné Bâle. Finale contre Jiri Lehecka, 2-6, 6-3, 6-3, en 1h55. Deuxième titre, après Shanghai il y a un peu plus d’un an.
Question bête, mais : quels mots ? Il a dit au micro : « Je dois dire pardon à une personne, c’est mon coach car je ne lui ai pas dit des mots très sympas dans le premier set. » Le coach est son demi-frère, Benjamin Balleret. Le pardon est public. Les mots, eux, restent privés.
J’ai relu la source deux fois dans le train de 7 h 32. Pas de liste. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Seuls le joueur et le coach le savent, et c’est peut-être pour ça que le pardon marche.
Ce que je trouve beau, c’est l’ordre. D’abord pardon, ensuite « merci pour tout le boulot ». Puis Antoine, le physio, et la fiancée qui fait tous les kilomètres. On m’explique que c’est la tradition de remercier son équipe, d’accord, mais encore ? D’habitude on remercie. Ici on rembourse d’abord.
Un frère, ça pardonne. On a inventé les frères pour ça.
Lundi, il sera 27e mondial. À Paris, premier tour contre Novak Djokovic. J’ai noté de regarder le premier set avec attention, pour les mots. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






