Vacherot a gagné Bâle en perdant le premier set 6-2 contre Lehecka, puis 6-3, 6-3. Une heure cinquante-cinq. Avant ça, Navone, Jodar, Rune et Fritz. Lundi, 27e mondial, retour dans le top 30.
Et au micro, il demande pardon à son coach, son demi-frère Benjamin Balleret, parce qu’il ne lui a « pas dit des mots très sympas dans le premier set ». Je connais ce schéma par cœur. Le premier set perdu, c’est la zone où les intentions sortent de la bouche plutôt que de la raquette.
Moi, dimanche dernier, premier set perdu 6-2 aussi. Coïncidence technique. J’ai dit des choses à ma partenaire de double, au cordage et au néon du terrain 4. Après, j’ai remonté. Pas le match, mais le moral. À deux entraînements près, hein.
La différence, c’est l’après. Lui remercie le coach, le physio Antoine et sa fiancée lors de la remise des prix. Moi, à la buvette, avec un cornet de frites, j’ai expliqué à ma partenaire que je parlais au cordage. Elle n’a pas acheté.
Le premier set, il faut le perdre pour gagner les deux suivants. Je l’ai fait à Kitzbühel en 92. Enfin, j’ai perdu le premier.
Il joue Djokovic au premier tour à Paris. Je note pour ma farde : perdre le premier set, s’excuser, gagner. Je teste dimanche à dix heures. Ma partenaire n’est pas encore prévenue.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



