Alors, c’est très simple. Daniil Medvedev a battu Cameron Norrie 4-6, 6-3, 7-6 à Vienne, une victoire que We Love Tennis qualifie d’étriquée. Et au lieu de fracasser sa raquette, il a choisi une méthode douce et humoristique pour évacuer sa frustration. Résultat, selon la source : pas de nouvelle amende.
Je l’avais dit dès janvier. Pas avec ces mots-là, d’accord, mais l’esprit y était. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je n’ai jamais cassé une raquette. Jamais. Une fois, je l’ai posée un peu fort sur le banc, mais le banc était en mauvais état, tout le monde l’a reconnu.
Il a expliqué sa méthode à l’arbitre de chaise, sur un changement de côté. Et il a dit ceci : « Si tu te fais mal, au moins tu ne prends pas d’amende. Donc l’ATP aime bien quand les gens se font mal un peu ». Voilà. C’est exactement ce que je répète depuis des années au Léopold, en division 1, enfin en 2, c’est pareil, et on ne m’écoute pas. La raquette coûte une amende. Le reste, c’est gratuit. Nonante pour cent des joueurs l’ignorent, et je suis gentil.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit l’an passé, quand je trouvais qu’une raquette cassée, c’était du caractère. Je précise. Le caractère, maintenant, ça s’exprime au changement de côté, en parlant à l’arbitre. C’est plus moderne, hein.
J’ai regardé la RTBF et Sporza toute la soirée. Personne ne m’a cité. Personne n’a rappelé que le revers à une main évite déjà la moitié des frustrations, mais bon.
Jean-Pol, au Léopold, tu as été averti pour ta raquette lancée dans la haie. On était là.
Une haie n’est pas un arbitre. Ça va ? Prochaine étape pour Medvedev : Adrian Mannarino en quarts, avec en ligne de mire une demi-finale, comme lors de ses quatre derniers tournois. Je l’avais dit.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







