Daniil Medvedev a battu Cameron Norrie 4-6, 6-3, 7-6 à Vienne. Une victoire étriquée, selon We Love Tennis. Pendant le match, au lieu de fracasser sa raquette, il a choisi une méthode douce et humoristique pour évacuer sa frustration. Et il a ainsi évité une nouvelle amende.
Question bête, mais : une nouvelle ? Donc il y en a eu d’autres. Donc casser une raquette, ça coûte de l’argent. J’ai noté ça dans mon carnet, dans le train de 7 h 32, entre Louvain-la-Neuve et la rédaction.
Le plus intéressant, c’est qu’il l’a expliqué à l’arbitre de chaise, sur un changement de côté. Je ne savais pas qu’on pouvait discuter avec l’arbitre pendant le changement de côté. Je pensais que c’était le moment de la serviette. Apparemment, on peut faire les deux.
Il a dit : « Si tu te fais mal, au moins tu ne prends pas d’amende. Donc l’ATP aime bien quand les gens se font mal un peu ».
J’ai relu la phrase quatre fois. Si je comprends bien : la raquette est protégée, le joueur ne l’est pas. On m’explique que c’est la tradition, d’accord, mais encore ? J’ai cherché la règle qui protège le joueur contre lui-même. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. En tout cas, moi, je n’ai rien trouvé.
Alors j’ai testé dans ma propre journée. Mon GSM a planté au milieu d’un article. J’ai eu envie de le poser un peu fort. Je ne l’ai pas fait. Personne ne m’a mis d’amende. Personne ne m’a félicité non plus. J’ai continué l’article.
Maxime, l’arbitre ne félicite jamais. Moi, à Kitzbühel, en 92, il ne m’a même pas regardé.
Prochain rendez-vous pour Medvedev : Adrian Mannarino en quarts. Il vise une demi-finale, comme lors de ses quatre derniers tournois. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




