Adrian Mannarino a 38 ans, il est 83e à l’ATP, il a battu Flavio Cobolli, septième mondial, puis il a perdu 6-2, 6-4 contre Karen Khachanov à Shanghai. Après, il a dit à L’Equipe : « Pour l’instant, le tennis, c’est le seul truc que je connais (sourire). »
Question bête, mais est-ce qu’on a le droit de dire ça en conférence de presse ? Depuis septembre, j’ai noté toutes les réponses d’après-match dans mon carnet. « Un match à la fois. » « Je reste concentré. » « On verra. » Là, il y a un sourire écrit entre parenthèses. Je n’avais jamais vu un sourire noté dans une transcription.
Il a ajouté : « Tant que je suis encore compétitif, pourquoi ne pas continuer ? Encore un an ou deux, je ne sais pas, on verra où tout ça me mène. » Je reprends la logique. Il connaît un seul truc. Ce truc lui plaît. Il y est compétitif : il a quand même battu un Top 10 et fait quarts à Chengdu juste avant. Donc il continue. J’ai cherché la faille dans le raisonnement dans le train de 7 h 32. Je ne l’ai pas trouvée avant Ottignies.
Il y a une phrase que je ne comprends pas : Khachanov mène 6-0 dans leurs confrontations. Six victoires à zéro, et il revient. Au foot, on appellerait ça une malédiction. Ici, on m’explique que c’est « le circuit ».
Alors, c’est très simple, Maxime : la septième, il la gagne. Je ne dis pas quand.
J’ai aussi lu qu’il a gagné 29 % des points derrière sa seconde balle. J’ai demandé à la rédac si c’était peu. Trois réponses, trois avis. J’ai mis un point d’interrogation dans le carnet, à côté du sourire.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Lui, apparemment, juste un an ou deux.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.







