Adrian Mannarino a perdu 6-2, 6-4 contre Karen Khachanov au troisième tour à Shanghai. Le chiffre qui m’intéresse : 29 % des points gagnés derrière sa seconde balle. J’ai sorti ma farde. Mon pourcentage du dimanche, sur le terrain 4, est dans la même zone. Pas pareil, mais la même zone.
Alors analysons. La seconde balle, c’est une question d’intentions. Tu peux la jouer sécurité, tu peux la jouer kick. Contre quelqu’un qui te bat pour la sixième fois sur six, je pense que le schéma est connu des deux côtés. Moi, j’ai une adversaire d’interclubs comme ça. Six à zéro aussi. Je n’en parle pas à la buvette.
Et puis il y a ce qu’il a dit à L’Equipe : « C’est un job qui me plaît pas mal, j’arrive encore à prendre du plaisir sur le court. » Il a 38 ans, il a battu Cobolli, septième mondial, il a fait quarts à Chengdu. Et il prend du plaisir avec 29 % derrière la seconde. Ça, c’est une mentalité.
Il dit qu’il pourrait faire encore un an ou deux. Je fais le calcul pour moi : un an ou deux, c’est le temps qu’il me faut pour remonter à C15.5. À deux entraînements près, hein.
Le Russe a gagné six fois. Il pourrait laisser le dernier morceau de tarte.
Ce coup-là, la seconde à 29 %, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets. Lui aussi, apparemment, et il continue quand même.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




