Adrian Mannarino a perdu 6-2, 6-4 contre Karen Khachanov au troisième tour à Shanghai. Avant, il avait battu Flavio Cobolli, septième joueur mondial, et atteint les quarts à Chengdu. Il a 38 ans. Il est 83e.
Après le match, il a dit à L’Equipe : « Pour l’instant, le tennis, c’est le seul truc que je connais (sourire). C’est un job qui me plaît pas mal, j’arrive encore à prendre du plaisir sur le court. » Et puis : « Tant que je suis encore compétitif, pourquoi ne pas continuer ? Encore un an ou deux, je ne sais pas, on verra où tout ça me mène. »
Quelqu’un a compté qu’il n’a gagné que 29 % des points derrière sa seconde balle. On compte toujours ce genre de choses. On a compté aussi que Khachanov mène 6-0 dans leurs rencontres. Six fois le même monsieur, et il prend encore du plaisir.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, le boulanger disait chaque été qu’il ferait encore un an ou deux. Personne ne lui demandait combien de pistolets il avait ratés au four. On achetait le pain, on disait merci, et on revenait le lendemain. Il a dit ça pendant longtemps, et le pain était bon jusqu’au bout.
Ce jeune homme sourit en parlant de son métier. Il prend du plaisir. Il le dit simplement, sans phrase toute faite. Ça allait, comme conférence de presse.
Celui qui compte les secondes balles, lui, a-t-il du plaisir au travail ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




