Question bête, mais pourquoi un tie-break se compte en 1, 2, 3 alors que le reste du match se compte en 15, 30, 40 ? Elise Mertens a battu Iga Swiatek 7-6, 6-3 vendredi à Pékin, et le premier set s’est fini par un tie-break gagné 7-0. On m’a dit que c’était historique. J’ai demandé pourquoi. Personne sur le circuit WTA n’avait jamais fait ça à Swiatek.
Donc le jeu décisif. Il sert à départager deux joueuses qui sont à 6-6. Ça veut dire qu’à 6-6, elles étaient pareilles. Puis, en quelques minutes, l’une marque sept points et l’autre zéro. Elles étaient pareilles pendant plus d’une heure, parce que le premier set a duré plus d’une heure, et d’un coup plus du tout. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait expliquer comment on passe de l’égalité au 7-0. On me dit « le mental ». D’accord, mais encore ?
Mertens a donné un indice : « J’étais un peu nerveuse à la fin alors j’ai essayé de rester calme. J’y suis parvenue grâce à mon équipe qui m’a bien aidée dans ces moments plus stressants. » Donc elle était nerveuse et elle a gagné sept points d’affilée. Je suis nerveux tous les matins dans le train de 7 h 32 et je n’ai jamais rien gagné.
Autre découverte : Swiatek a gagné six tournois du Grand Chelem, dont quatre Roland-Garros, et elle avait déjà gagné Pékin. Mertens n’a concédé aucune balle de break. J’ai d’abord cru qu’une balle de break abîmait la balle. Non. Ça veut dire que Swiatek n’a jamais été à un point de prendre son service. Et puis 33 points sur 38 derrière la première balle.
Un tie-break, Maxime, c’est très simple : c’est là qu’on voit les vrais. Moi, à Kitzbühel, je les gagnais tous. Presque.
Samedi, Mertens joue deux demi-finales : en simple contre Zheng Qinwen, et en double avec Diana Shnaider contre Gabriela Dabrowski et Luisa Stefani. Deux demies le même jour. Je ne savais pas qu’on avait le droit. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : La Libre.





