Elise Mertens a battu Iga Swiatek 7-6, 6-3 vendredi à Pékin. Un premier set de plus d’une heure, un tie-break à sept points contre aucun. Personne sur le circuit ne lui avait encore fait ça, à cette demoiselle qui a gagné six tournois du Grand Chelem, dont quatre Roland-Garros.
Elle a dit à la RTBF : « Je n’arrive pas encore à y croire. » À La Libre, elle a dit qu’elle ne s’y attendait pas, et qu’elle avait été un peu nerveuse à la fin, que son équipe l’avait aidée.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand quelqu’un gagnait la tombola de la paroisse, il disait aussi qu’il n’y croyait pas. Mais lui avait acheté un seul billet. Elle, elle a passé Ostapenko au troisième tour, Gauff en huitième, puis Swiatek. Trois billets gagnants d’affilée. Elle ne concède même pas une balle de break. On ne gagne pas trois tombolas par hasard.
Samedi à 13 h, elle joue Zheng Qinwen en demi-finale. C’est sa troisième à ce niveau, après Cincinnati et Dubaï. Et le même samedi, la demi-finale du double avec Diana Shnaider, contre Gabriela Dabrowski et Luisa Stefani. Deux matchs. J’espère qu’on lui a prévu un vrai repas entre les deux, pas une banane dans un couloir.
Question bête, mais si elle n’y croit pas, qui doit y croire à sa place ?
La semaine prochaine, elle revient dans le top 15 mondial. Elle n’y croit pas encore. Le classement, lui, y croit déjà.
Le fait est vrai, on a vérifié : La Libre.


