Le nouveau directeur de l’Open d’Australie, Andrew Abdo, a présenté l’édition 2027 jeudi à la Rod Laver Arena. Et il a dit : « Que ce soit Carlos Alcaraz contre Jacob Sinner… » Jannik Sinner, numéro 1 mondial, double vainqueur à Melbourne. Rebaptisé en direct.
J’ai lu ça dans la bulle, entre deux heures louées, l’essuie sur les genoux. Et je me suis dit : bienvenue au club, Jannik.
Parce que moi, au tableau d’affichage du club, on m’a écrit « Céline C30.5 » pendant toute une saison. Un demi-cran de trop vers le bas. Personne n’a corrigé. Le comité savait, bien sûr. Comme Andrew Abdo, qui a reconnu son erreur après coup : « Bien sûr que je sais qu’il s’appelle Jannik Sinner ». Le comité aussi savait que j’étais C30.4. Il ne l’a jamais dit à voix haute.
Techniquement, ce que vit Sinner, je le vis. Dans un contexte différent. Sans Rod Laver Arena. Mais je le vis.
Le directeur vient du rugby à XIII, la NRL. En septembre, il avait déjà fait réagir en évoquant une possible évolution du format des matchs masculins en Grand Chelem ; l’organisation a ensuite réaffirmé son attachement aux cinq sets. Cinq sets, moi, je les joue. En deux matchs d’interclubs, mais je les joue.
Alors, c’est très simple : un prénom raté, c’est nonante pour cent de concentration en moins. Je l’ai vu à Kitzbühel. Enfin, je l’ai causé.
Au moins, Jacob, ça reste un prénom de top 1. Moi, au tableau, c’est toujours C30.5.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.







