Zverev a battu Norrie 7-6(1), 6-4 jeudi à Pékin. Troisième fois cette saison, après l’Open d’Australie et Cincinnati. Je regarde ce tie-break à 7-1 et je reconnais le schéma : quand tu connais déjà l’adversaire par cœur, tu arrives au jeu décisif avec des intentions claires. Ce tie-break, je le gagne. Pas à chaque fois, mais je le gagne.
Moi aussi j’ai une Norrie. Une dame d’un club voisin, croisée trois fois en interclubs cette année. Trois fois, même terrain 4, même néon qui grésille au deuxième set. La troisième fois, je savais où elle allait servir avant elle. J’ai perdu quand même, mais c’était le cordage.
Le plus intéressant, c’est après le match. En conférence de presse, Zverev a défendu le meilleur des cinq sets en Grand Chelem. Il dit : « Sur le plan physique, c’est l’une des épreuves les plus exigeantes auxquelles un joueur puisse être confronté. » Il cite aussi les audiences records de l’Open d’Australie et de l’US Open, selon Tennis Actu.
Cinq sets. Nous, le dimanche, c’est deux sets et un super tie-break, et la buvette ferme à une heure. Si on jouait en cinq, je pense sincèrement que mon niveau ressortirait. Mon problème, c’est le démarrage. Moi ma saison commence vraiment en mai, et mes matchs vers le troisième set.
Céline, en cinq sets tu aurais perdu en cinq sets. C’est mathématique, je l’ai calculé.
Zverev a aussi parlé de Novak Djokovic, favorable au changement, avec un « peut-être » sur l’âge qui avance. Ça, je ne commente pas : à mon club, celui qui parle d’âge à la buvette paie la tournée.
Prochain adversaire de Zverev : Juncheng Shang, pour une place en quarts. Lui, je ne l’ai jamais croisé en interclubs, donc je ne peux pas encore vous dire où il va servir. Laissez-moi trois dimanches.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






