Question bête, mais pourquoi un match de tennis n’a pas toujours la même longueur ? J’ai découvert ça jeudi, dans le train de 7 h 32, en lisant la conférence de presse d’Alexander Zverev à Pékin.
Le contexte : il venait de battre Cameron Norrie 7-6(1), 6-4. Deux sets, donc. Fini, rentré. Et juste après, il explique qu’il ne veut surtout pas que les Grands Chelems passent au meilleur des trois sets, parce qu’on y joue au meilleur des cinq. « Les Grands Chelems sont les tournois les plus difficiles à gagner précisément parce que nous y jouons au meilleur des cinq sets », a-t-il dit, d’après Tennis Actu.
J’ai relu trois fois. Donc le même sport se joue en deux sets gagnants certaines semaines et en trois sets gagnants d’autres semaines. Les mêmes joueurs. La même balle. Le filet à la même hauteur, j’ai vérifié.
J’ai demandé à la rédaction qui décide. Jean-Pol a dit « la tradition ». On m’explique que c’est la tradition, d’accord, mais encore ? Zverev, lui, dit : « Tout est lié à l’histoire de notre sport. » C’est la même réponse, mais en mieux.
Il ajoute que l’Open d’Australie et l’US Open ont eu des audiences records cette année, et qu’il ne connaît « aucun joueur qui aimerait jouer au meilleur des trois sets ». Il a aussi parlé de Novak Djokovic, favorable à un changement, en disant que « peut-être » il le veut parce qu’il « commence à se faire vieux ». J’ai noté que c’était un « peut-être ». Au tennis, on se taquine en conférence de presse, apparemment. Au foot, on fait ça avec des chants.
Un match en cinq sets, c’est un dimanche entier. Personne n’a demandé l’avis de ceux qui préparent le dîner.
Prochaine étape pour Zverev, tête de série n°1 en l’absence de Jannik Sinner : Juncheng Shang, pour une place en quarts. En trois sets maximum. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait pourquoi pas cinq. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.



